Répondre aux besoins des habitants du quartier Essarts-Surieux

Répondre aux besoins des habitants du quartier Essarts-Surieux

Publiée le 3 novembre 2020

Début 2021, le commerce de cosmétiques, situé 5 rue d’Auvergne, déménagera et ouvrira ses portes sur la place Beaumarchais à la place du bar Le Penalty. Il viendra compléter l’offre de services de l’association « Dounia » à la Villeneuve d’Echirolles.

L'épicerie solidaire accueille entre 350 et 400 personnes par jour, des chiffres en constante évolution.

Depuis 2017, la place Beaumarchais a le privilège d’accueillir une épicerie solidaire, mise en place par l’association "Dounia", et qui se développe au fil des années. Le principe est simple : il suffit d’adhérer grâce à une carte. Cette dernière est obtenue gratuitement par les allocataires de la Caisse d’allocations familiales, justifiant d’un quotient inférieur à 700 euros. Les adhérents ont alors droit à des légumes et fruits, des produits alimentaires, d’hygiène, d’entretien de la maison à tout petit prix (80% de réduction par rapport au prix initial), voire même à des dons.

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Depuis janvier 2020 toujours sur la place Beaumarchais, un commerce de vêtements, de chaussures, et de jouets « Dounia textiles » complète les produits vendus par l’épicerie solidaire.

Cette offre compte aussi depuis 2013 un commerce de cosmétiques, situé dans les environs au 5 rue d’Auvergne. Et pour apporter encore plus de commodités aux utilisateurs et faciliter le travail de l’association, ce commerce déménagera prochainement sur la place Beaumarchais à côté des deux autres commerces déjà installés.

 

Des familles bénéficiaires métropolitaines

En terme de fréquentation, aujourd’hui ce sont plus de 1200 familles inscrites, domiciliées sur Echirolles, Grenoble, mais aussi Saint-Martin-D’hères, Fontaine, Pont-de-Claix ou encore Saint-Egrève et Saint-Martin-le-Vinoux. Elles fréquentent ces enseignes, connues le plus souvent par le bouche à oreilles ou les portes-ouvertes organisées cet été par exemple.

Le plus gros flux se fait bien évidemment sur l’épicerie solidaire, où sont comptabilisées chaque jour entre 350 et 400 personnes. « Nous proposons 100 % de nos produits aux plus démunis. Avec la crise sanitaire que nous rencontrons actuellement, depuis la rentrée de septembre, nous comptabilisons 60% de nouveaux adhérents, soit environ 400 nouvelles cartes » explique le fondateur et Président de l’association "Dounia" Abdelkrim MECHTI.

Une véritable petite entreprise

Aujourd’hui, l’association "Dounia" fonctionne grâce à 4 employés, et une cinquantaine de bénévoles, recrutés en lien avec l’Association de Parrainage Républicain des Demandeurs d’Asile et de Protection (ADARDAP).

La majorité des stocks provient d’achats groupés auprès d’associations comme le groupement des épiceries sociales et solidaires de Rhône-Alpes (GESRA), d’entreprises d’insertion comme ReVIVRE Rhône-Alpes, de grandes enseignes (Casino, Leclerc), mais aussi de la banque alimentaire, qui livre chaque semaine 2 camions de marchandises.

Et derrière ces trois boutiques, les membres de l'association réfléchissent toujours, pour faire progresser ces lieux ressources, comme agrandir l’épicerie, organiser au mieux les stocks et la chambre froide, la gestion des déchets…

Rappelons que l’Association "Dounia" a été créée en 2002 pour distribuer des colis d’urgence. « Dès l’origine, notre but était de créer du lien social. Au bout de 10 ans, nous avons souhaité toucher plus de monde. En 2012, nous nous sommes alors reconvertis en épicerie solidaire» explique Abdelkrim MECHTI.

Au final, ces lieux sont de belles initiatives, qui permettent de renforcer le lien social, de venir en aide aux plus démunis et de faire une place Beaumarchais vivante et positive. Et l’association "Dounia" ne manque pas de projets avec en prévision toujours sur la place un Dounia bébé ou encore un hammam à 5 euros. « On pourrait s’arrêter là, mais les gens ont de plus en plus besoin de nous, et donc on a envie d’aider plus. J’espère juste qu’on va garder la même énergie et qu’on va être épaulé dans nos actions, car c’est beaucoup de travail !» explique Abdelkrim MECHTI.